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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:48

Il a fait chaud cet été, très chaud... Si chaud qu'il fallait être fada pour mettre le nez dehors pendant que le soleil était à son zénith.

Les volets fermés à l'espagnolette, la maison avec ses murs épais restait fraîche quelque fût l'heure de la journée. Les après-midi qui suivaient des repas frugaux composés de tomates- Mozzarella, de melon au Porto, de pastèque, tapenade, anchoiade accompagnés d'un ballon de Côte de Provence rosé, je restais à l'ombre du salon devant la grande boucle, attendant que les glaçons dans le freezer se faisaient, que le linge sur le fil séchait et que les températures baissaient au fur et à mesure que le soleil déclinait.

Chaque jour, pour qu'enfin on entonna la marseillaise, je priais La Bonne Mère pour que se fût un français qui remporta l'étape, un gazier bien de chez nous, mais pas un parisien ! Hélas ce couillon de Christopher Froome était bien trop fort, intouchable comme l'était l'OM sous l'ère Tapie. Peuchère, il ne devait pas tourner au Pastis le minot. Depuis mon canapé, je pouvais humer les odeurs de thym et de romarin, transportées dans la pièce depuis le potager, par un léger courant d'air qui n'avait pas la puissance du mistral. Regarder les coureurs faire tant d'efforts, debout sur les pédales en danseuse lorsqu'il s'agissait de gravir un col de troisième ou quatrième catégorie, me fatiguait beaucoup et il n'était pas rare que je fisse une petite sieste avant que la ligne d'arrivée ne fût franchie.

La course terminée, cela signifiait qu'il était l'heure de se rassembler avec le pépé et quelques voisins sur la place du village. En doublette ou en triplette que les alliances aient été formées de plein gréé ou à la courte-paille, la question fatidique revenait quotidiennement entre partenaires "Alors ? Tu tires ou tu pointes ?" Des stratégies se mettaient alors en place comme les tentatives de déstabilisation à la parlotte, et chaque centimètre était âprement disputé entre deux boules qui semblaient à équidistance du petit. Le mètre était alors indispensable pour départager les deux équipes et mettre fin à toute empoignade verbale. L'enjeu était trop important. Le perdant et celui qui paierait le Pernod, et gare à l'équipe qui faisait Fanny ! Non, Fanny ce n'est pas la femme du boulanger, ceci et une autre histoire pagnolesque... A l'ombre des châtaigniers les parties s'éternisaient parfois jusqu'à la tombée de la nuit. Les lunettes de soleils et les casquettes devenaient alors superflues, mais nous continuions de les porter parce que le temps de la saison estivale, il flottait comme un air de Provence sur la place de Neuve- Maison et comme le voulait la devise phocéenne, nous allions "Droit Obut"

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Published by berenger
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