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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 13:06

La Plaza de Armas est le terminus de la navette qui emmène les voyageurs de l’aéroport au centre de Séville. C’est aussi la gare routière au départ de nombreuses destinations comme Italica dont je vous parlerai ici un peu plus tard. A l’intérieur de la gare routière, un self où pour moins de 10 € vous composerez votre menu d’une entrée et d’un plat ou de deux plats si vous préférez, d’une boisson et d’un dessert fruité ou lacté. A l’arrière de la gare routière, les murs sont décorés d’une gigantesque fresque peinte à la bombe aérosol. Un peu plus loin un au bout du parking réservé aux automobiles un skatepark tout aussi coloré et pour ceux qui apprécient  cette forme d’art, il vous suffit alors de longer le Guadalquivir en direction du quartier de Santa Cruz. Vous découvrirez alors d’autres œuvres qui pour certaines, pourraient avoir une place dans un musée.

L’hôtel Don Pedro (calle Gerona) est relativement bien situé à deux pas du Metropol Parasol. Le hall d’entrée et son patio offre un cadre  plutôt majestueux à l’établissement. Le personnel est accueillant. Toutefois si vous avez une requête particulière à faire au moment de la réservation de votre séjour, demandez une chambre qui n’est pas au rez-de-chaussée au risque de vous retrouver en stéréo avec d’un coté, les sons provenant de la rue (bien que plutôt calme) et de l’autre, ceux provenant des allées et venues au sein même de l’hôtel.

Le parc Maria Luisa est un véritable havre de paix, un poumon vert en plein coeur de Séville. Vous le traverserez probablement depuis son entrée Avenida Maria Luisa pour en sortir place d'Espagne. S'attarder dans les allées de ce parc est un régal pour les yeux avec ses ficus magnolia et leurs racines aériennes, ses différents kiosques, ses points d'eau avec au milieu des îlots où se reposent au calme, sereinement, une multitude d'oiseaux.

Tout simplement magnifique ! La place d'Espagne qui servit de décor lors du tournage du second volet de Star Wars : L'attaque des clones, est de loin la plus belle place que j'ai jamais foulée. Si nous étions restés à l'air de la photographie argentique, je vous dirai que j'avais usé là bas une pellicule entière car le moindre détail vaut le coup d'oeil, que ce soit pour l'architecture de ses bâtiments, les petites embarcations qui voguent tout autour, les calèches qui viennent ici faire une halte où encore, les danseuses de flamenco qui s'y produisent.

Les REALES ALCÁZARES sont un enchantement pour le visiteur. Un jardin d'Eden façonné par l'homme avec fontaines, statues est dont les fruits défendus pousseraient sur les orangers. Il doit être agréable de s'y promener l'été pendant les fortes chaleurs à l'ombre d'une végétation luxuriante. L'entrée coûte 9,50 € et il faut compter au minimum deux heures de visite. Devant l'entrée il faut le plus souvent braver une longue file d'attente. Privilégiez la visite à l'ouverture des portes à 9h30 avant qu'il n'y ait trop de monde.

Situé à environ une demi-heure de bus de Séville (départ de la gare routière Plaza de Armas bus M170A) le site  archéologique d'Italica, citée fondée par Scipion (l'africain), avec son amphithéâtre est tout à fait exceptionnel. L'entrée est gratuite pour les ressortissants de la zone U.E. il serait donc dommage de s'en priver d'autant plus que le trajet ne vous coûtera que quelques euros.

Affamé et de retour Plaza de Armas en début d'après-midi, je me dirige vers le self de la gare routière et prend deux plats : une paella et des épinards/poids-chiches. L'addition ne sera pas trop salée.

D'après mon guide, El Reconcillo est l'un des tout meilleur bar à tapas de Séville. Cela tombe plutôt bien puisqu'il se situe à une centaine de mètres de l'hôtel Don Pedro. A l'intérieur, une population hétérogène se mêle. Touristes et locaux bavardent dans un brouhaha indescriptible. L'endroit et vraiment typique avec sa déco d'antan et ses jambons ibériques suspendus. Le petit vin blanc à 3 € le verre passe tout seul, comme les bouchées de tapas  divers et variés (morue, croquette de taureau, fromage de chèvre...). Lorsque je passe commande, le serveur inscrit la note sur le bar devant moi à l'aide d'une craie. Envie d'un autre verre ? Un petit coup d'éponge, un rapide calcul mental et l'addition actualisée apparaît sous mes yeux. Après avoir épongé ma soif, va peut-être falloir que je songe à éponger mon ardoise...

Monument controversé dès sa construction, surnommé par les sévillans la seta  (le champignon) parce qu'il ressemble à une immense pleurote, je doutais moi même de l'intérêt à visiter le Metropol Parasol. Je me laisse tout de même convaincre par le prix assez bas du ticket d'entrée, d'autant plus qu'avec le sésame permettant l'accès en ascenseur sur le chapeau du champignon, une consommation est offerte. Là haut, une vue imprenable sur les toits de Séville où depuis on peut observer La Giralda, les terrasses de la Plaza de la Encarnacion, les Arènes de la Maestranza, les pavillons de l'exposition universelle de 1992 laissés à l'abandon et même des télévisions et un vélo laissés sur le toit d'un immeuble pour attirer le regard des curieux. Il est préférable d'attendre le soir au moment du coucher du soleil, alors que la lumière est plus douce et contrastée, pour entreprendre votre exploration fongique. 

Bien qu’elle ne soit pas aussi éblouissante que les cathédrales byzantines siciliennes ou toscanes avec leurs dorures, la cathédrale de Séville est, l’une des plus grandes au monde. Autrefois une mosquée avant la  Reconquistada, le bâtiment a gardé de l’époque almohade son ancien minaret, réplique à l’identique de celui de la Koutoubia de Marrakech. Grimper au sommet de la Giralda, devenu depuis un campanile, est plutôt aisé malgré la trentaine de paliers qui la composent. L’ascension se fait en pente douce alors que les autres clochers que j’eu exploré jusqu’alors, il fallut les escalader en gravissant des marches dans de tortueux escaliers en colimaçon. Après quelques efforts, s’offrira à vous un joli panorama sur les toits de la cité andalouse.

La sortie du monument se fait par la cour des orangers, le « Patio de los Naranjos » un jardin dans le style moresque avec ses fruits murs en ce mois de février. C’est ici qu’autrefois les fidèles faisaient leurs ablutions avant la prière.

Pour se rendre au marché couvert de Triana, derrière la gare routière Plaza de Armas, traversez le pont Cristo de la Expiration puis longez le Guadalquivir vers le sud jusqu’au Puente De Isabel II Triana. A son pied se trouve un petit marché artisanal où sont vendus bijoux fantaisie, quelques tableaux et autres souvenirs faits main. J'aime me promener dans ces lieux en voyage, entre les rangées de fruits et légumes, les étales des bouchers, sentir les parfums qui se dégagent de chaque stand, se faire interpeller par les commerçants sans comprendre les mots mâchés dans le dialecte andalou, tout en saisissant le sens de la phrase : « No tiene cocina en el hotel »… Certains badauds s’extasient devant des tomates cœur de bœuf plus grosses que mon poing. C’est peut être oublier que l’Espagne pratique une agriculture intensive nourrie d’engrais et de pesticides en quantité. Pour mon dernier repas, je m’installe à l’une des terrasses du marché et commande quelques tapas, una cervesa et un hamburgesa de toro, une viande brune à l’extérieur et d’un rouge vif à l’intérieur, après les premiers coups de couteau. Voilà un steak haché qui n’a pas été transformé par des apprentis chimistes, le Dr Moreau ou des industriels peu scrupuleux.

Que l'on soit partisan de la tauromachie ou défenseur de la cause bovine, visiter les arènes de Séville  Plaza De Toros De La Real Maestranza paraît incontournable tant la vie des sévillans semble régulée depuis des siècles au rythme des corridas. La visite commence par la découverte du musée sous les gradins de l'arène où sont exposées peintures et sculptures à la gloire des toréadors les plus illustres et des taureaux les plus combatifs. La visite à laquelle j'assiste se fait en anglais et en espagnol mais je parviens à comprendre l'intégralité sans aucun mal. Après le musée, nous foulons le sable au beau milieu de l'arène avec une vue imprenable sur les gradins. Une visite fort intéressante même pour les réfractaires à cette tradition dont je fais partie.
 

Etrange ambiance lors de la visite du pavillon du futur de l'exposition universelle de 1992. Installations laissées à l'abandon, fontaines asséchées, parcs non-entretenus voici un aperçu de ce que deviendraient certains équipement sportifs dans quelques décennies si la ville de Paris décrochait les jeux olympiques...

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Published by Bérurbex
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