Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 14:26

LUNDI 5 MARS 2012.

 

  Fraîchement débarqués à l'aéroport d'Elmas, un premier couak se pose. Il nous faut acheter des tickets de bus pour rejoindre le centre de Cagliari mais dans le hall des arrivées, nous ne trouvons aucun guichet pour nous renseigner. Les sésames ne peuvent être achetés qu'auprès d'une machine pas plus grosse qu'une boîte à lettre qui dévore vos piécettes mais recrache votre carte bancaire où vos billets. Si de la petite monnaie, vous n'en avez pas, ne comptez pas sur le serveur de la chaîne implantée sur la zone de transit pour vous en échanger...

 

   Le trajet en autocar jusque la gare routière s'effectue rapidement puisque seulement sept kilomètres séparent l'aéroport de Cagliari. C'est en marchant que nous nous rendons ensuite Viale Giuseppe Garibaldi, une rue passante et commerçante, jusqu'au n° 105 où est scellé notre hôtel. C'est chaleureusement que nous sommes accueillis par Marco. En quelques minutes seulement, notre hôte nous remet les clés de la villégiature, griffonne sur une carte, les quelques bonnes adresses où se restaurer et nous dessert huit tickets cartonnés, un par jour et par personne, pour le petit déjeuner que nous prendrons à l'Antico Caffé, qui se trouve à quelques pas du Bed & Breakfast.

 

   Située dans le coeur de la ville, le Cagliaricentro possède des chambres somptueuses avec au sol du parquet, un énorme lustre suspendu au plafond, un grand lit dont la tête est capitonnée. La pièce est également équipée de la climatisation, d'un dressing, d'une machine à café et enfin, d'une télé avec le câble. Pour vous rafraîchir, vous disposerez d'une salle de bain privative en marbre, munie d'une spacieuse cabine de douche, d'une vasque, sèche-cheveux, bidet et d'un balcon qui donne sur la rue commerçante Giuseppe Garibaldi. Chambre Cagliaricentro.

 

 

 

  Après une journée passée à ingurgiter de la nourriture d'aéroport, autrement dit, des sandwichs pas plus épais que ceux de la SNCF, nous sortons affamés de la chambre aux environs de dix-neuf heures, à la recherche d'un repas typique de la région. Nous essayons un premier restaurant rue Napoli, celui-ci est fermé. Peut-être parce que nous sommes lundi. Nous testons un second, toutes lumières allumées, le gérant nous explique dans son dialecte proche du latin antique, " qu'il est trop tôt, qu'il ne sera prêt que dans une demi-heure". Nous continuons notre prospection avec les mêmes causes, les mêmes effets jusqu'à ce que nous trouvons des restaurateurs prêts à nous accueillir. Ainsi, pour notre premier repas en Italie, nous nous retrouvons à une table avec au menu des beignets, pâtes, veau, champignons typiquement... chinois !

   Repus mais fatigués, nous regagnons notre chambre avec son grand lit et son matela épais, ferme mais tendre, comme un panacotta, locale.

 

MARDI 06 MARS 2012.

 

       Une nuit réparatrice plus tard, nous nous réveillons les estomacs toujours gargouillant. Alors, nous nous habillons rapidement en n'oubliant pas de fourrer dans nos sacs à dos, appareils photos et le guide du "Petit Futé Cagliari" avant de prendre notre petit déjeuner dans le bar au bout de la rue aux nombreux magasins de fringues, Piazza Constituzionne.

   L'Antico Caffé est l'endroit à la mode de Cagliari, souvent fréquenté, parait-il, des artistes et des hommes politiques sardes. On y sert des antipastis, des glaces, tiramisus et autres douceurs, ainsi que des vins français, du champagne ou encore du Pouilly-Fuissé comme j'ai pu voir les bouteilles exposées en vitrines à l'entrée de l'établissement qui date du XIXème siècle. C'est depuis la terrasse couverte et encore chauffée les fraîches soirées de mars, que nous prendrons tous nos petits-déjeuners. Le personnel parle anglais avec un fort accent sarde, ce qui rend la compréhension difficile. Nos estomacs se réveilleront quotidiennement avec un cappuccino, du jus d'orange, un croissant fourré à la confiture d'abricot et des petits pains chauds à tartiner de confiture.

 

      De l'Antico Caffé au Bastion ST-REMY, cela ne demande que quelques efforts, quelques marches à gravir pour prendre de la hauteur et admirer le panorama avec vue sur le port et une bonne partie de la ville. Nous profitons du spot pour prendre quelques photos puis prenons notre chemin en direction du château à travers la via Universita et d'autres rue du quartier médiéval. De fil en aiguille nous passons devant la Torre de Elephant, nommée ainsi en raison d'une statue de pachyderme sculptée sur une de ses façade, où furent autrefois emprisonnés les brigands les plus chanceux, les autres étaient décapités et leur tête empalée puis exposée du haut du donjon. Haute d’une quarantaine de mètres, il est possible de se rendre sur son toit pour environ 4 € et bénéficier d’un splendide panorama mais pour le moment, nous l'ignorons et poursuivons notre avancée, passant par le belvédère, jusqu'au Giardini Pubblici.

 

   Ce petit parc est bien agencé et bien entretenu. D'ailleurs, lors de notre passage, les jardiniers s'affèrent et il nous faut zig-zaguer entre les arroseurs mécaniques pour ne pas nous mouiller et faire de l'ombre aux palmiers nains, très nombreux sur l'île. A l'une des extrémité du jardin, se trouve un petit palais qui héberge la Galleria Communale d'Arte Moderna. Le prix d'entrée de six euros, nous dissuadera d'y pénétrer.

 

   A la sortie du parc, nous descendons la viale Fra Ignazio et passons devant l'Anfiteatro Romano. A priori, le site est fermé en mars et les grilles cadenassées. Pour visiter ce monument vieux de prêt de 2 000 ans, il faut venir l'été où il est possible de s'installer dans les gradins pour assister à divers spectacles. Après avoir vu ce que nous pûmes voir à travers les barreaux, nous poursuivons notre descente jusqu'à arriver devant l'entrée des jardins botaniques.

Anfiteatro Romano.

 

   Dans la capitale Sarde, le printemps est précoce par rapport à la France. Pour trois euros, le plaisir des yeux et seulement des yeux lorsqu'il s'agit de cactus, est sans équivoque. Ce qui m'a le plus impressionné hormis les espèces endémiques canariennes, ce sont les ficus magnolese avec leurs surprenantes racines aériennes qui poussent de sous les branches et se tressent, avant de creuser dans le sol et former un deuxième, voir un troisième tronc.

   Cette petite ballade matinale a creusé nos estomacs. Toujours dans la rue Ignazio où ont choisi de s'établir quelques universités, nous flairons l'air à la recherche de nourriture et sommes emportés jusque la Piazza Yenne où nos nous attablons à la terrasse d'un restaurant, proposant des menus bon-marché à base de pâtes et de pizzas.

   Jardins botaniques.

    Tandis que les cagliaritani font la sieste et que la plupart des boutiques et des sites touristiques sont fermés jusque 16 heures, nous nous accordons le droit à une petite douceur et partons en quête d'une gelateria afin de goûter une véritable glace italienne. Situé au 245 Corso Vittorio Emanuele, IL GELATO est réputé être le meilleur glacier de la ville. Il est vrai que la glace au chocolat est un vrai délice. Lorsque vous posez votre langue dessus, vous avez l'impression de croquer dans une véritable plaque de chocolat à 95% de cacao.   

    C'est au pied d'une madone aux mains coupées, sur un banc Piazza Del Carmine, que nous finiront notre cornet, les lèvres barbouillées.Piazza Del Carmine.

 

   Forts de notre expérience de la veille, nous ne sortons de notre chambre qu'à 19h30 pour aller déguster une pizza à Il Fatasma, l'un des établissement que notre hôte nous a chaudement recommandé. La pizzeria se situe non-loin de l'hôtel à une rue au dessus, parallèle à la Via Garibaldi. Nous entrouvrons la porte d'entrée et aussitôt, une bonne odeur de feu de bois chatouille nos nasaux, signe que les pizzas doivent être de qualité. Le cadre semble chaleureux avec juste ce qu'il faut d'éclairage, sans lumière éblouissante. Encore une fois, on nous fait comprendre qu'il est encore trop tôt. Il nous faudra repasser aux environs de huit heures et quart. Pour patienter, nous allons prendre un apéritif à l'Antico Caffé. Je commande une grande bière tandis que Stéf opte pour ce qui est désigné comme un grog, un étrange cocktail à base de rhum et de clous de girofles. L'heure H arrivée, dépassée même, nous retournons à Il Fantasma et cette fois-ci, on nous fait asseoir à une table. Quel dommage que la carte ne soit pas traduit en français ou ne serait-ce qu'en anglais. Quoique ça n'aurait pas changé grand chose, je sais que " carne " veut dire viande, alors pensant commander une pizza avec de la viande hachée, je me retrouve avec une galette sur laquelle sont déposés ce qui semble être des steaks de cheval. Il faut dire que les sardes sont très friands de viande chevaline.

 

MERCREDI 07 MARS 2012.

 

   En suivant les conseils de Marco, nous partons à la découverte de la Cathédrale Di Danta Maria, bâtiment datant xiième siècle à l'intérieur duquel les fervants habitants de la ville se rendent pour prier dans un cadre baroque. Sous l'autel, descendez les marches et découvrez les reliques des 179 martyrs de Cagliari.

 

   La Cittadella Dei Musei, c'est pas moins de quatre musées autour d'une petite place qui porte le même nom : Le Musei Archeologico Nazionale indiqué comme payant sur l'édition 2011-2012 du petit fûté alors qu'en basse saison, nous sommes entrés gratuitement, le Museo d'Arte Siamese, Le Museo Etnografico Regionale où sont exposés des objets anciens de la vie courante d'autrefois ( entrée gratuite ) et enfin, la Pinacoteca Nazionale.

 

   Exma est un ancien abattoir reconverti depuis en centre d'art où sont exposés indifféremment des oeuvres photographiques, peintures, sculptures selon le vent. Depuis la cours hantée par les âmes bovines autrefois assassinées dans ces lieux, nous pouvons nous installer à la terrasse du café de l'Exma et nous asseoir sur les canapés extérieurs, à côté des chats qui ronronnent confortablement installés au soleil. Mineta.

 

JEUDI 08 MARS 2012.

 

    Parce que nous avons déjà fait le tour de la ville de long en large, nous passerons la journée d'aujourd'hui sur la plage Del Poetto. Pour cela, il nous faut descendre à la gare routière ou plus précisément Piazza Matteotti comme nous l'indique un guichetier de ARST, société de transport locale. Nous achetons nos billets de bus à un kiosque sur la place même et nous nous installons dans le bus PQ qui en dix minutes, nous amènera à destination. Nous descendons au pied d'un immense rocher sur une plage privé avec des transats vides. Seuls quelques promeneurs, quelques joggeurs foulent comme nous le sable blanc. L'eau est d'un bleu turquoise comme sur les vidéos consultées sur le net. Nous effectuons une promenade de près de deux heures et commençons à avoir les gorges sèches. Nous trouvons une paillote qui n'est pas fermée en ce premier trimestre et demandons s'il est possible de nous désaltérer, le patron acquiesce et nous invite à nous asseoir à une table face à la méditerranée. Je commande une Ichnusa bière sarde, una grande que je finis sans peine. Nous reprenons ensuite notre chemin avec en ligne de mire un petit village au loin qui n'aura aucun intérêt puisque uniquement composé de villégiatures et désert en ce moment de l'année.

Partager cet article

Repost 0
Published by berenger - dans voyage
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Les carnets de Bér.
  • Les carnets de Bér.
  • : Cela pourra peute être vous paraitre un peu brouillon mais vous trouverez un peu de tout sur mon blog : des impressions de voyages, chroniques de concert, missives contre des organismes incompétants, à vous de voir ce qui vous interpelle le plus
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Liens