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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 11:11

   Nous étions un jeudi de novembre et pourtant ce soir là, je ne me rendis pas comme à l'accoutumerà ma saoulerie hebdomadaire rue de la soif à Lille car j'étais invité avec mon colocataire Miguel à une raclette party chez Ariane, une amie.

   Ariane habitait à une station de métro de la maison. Avant que nous nous rendîmes chez elle, nous eûmes laissé un double des clés à deux amis Lulu et Dj Cleaner qui voulaient passer la soirée dans les bars de Lille. Comme ils venaient d'assez loin, ils étaient plus raisonnable qu'ils squattèrent nos canapés à leur retour. 

    Nous arrivâmes les derniers chez Ariane. Nous enlevâmes nos vestes et saluâmes quelques amis qui étaient eux-aussi invités après quoi, nous nous asseyâmes sur le canapé, en face d'une bouteille de cinq litres de whisky que les parents d'Ariane avaient ramené d'Espagne.

_ Servez-vous les mecs, nous fît Ariane qui était occupée à préparer des toasts et des petits fours pour l'apéritif.

_ D'accord, tu sais bien qu'il faut pas nous le dire deux fois !

_ Profite donc pour m'en servir un autre, me dit Choy qui se tenait à ma gauche en tendant son verre.

_ Celle-ci, ça m'étonnerai qu'on la finisse ce soir, s'exclama Miguel.

_ J'espère bien !, répondit Ariane de sa cuisine, tiens Ber, veux-tu bien déboucher les trois bouteilles de vin posées sur la table qu'elles décantent un peu ?

   Lorsque le vin fût suffisamment aéré et que la bonbonne d'Espagne perdit un cinquième de sa contenance, nous passâmes à table. Chacun se régalait et  mangeait plus qu'à sa fin. La charcuterie et le fromage salés asséchèrent nos gorges et le vin commençaient à manquer, alors nous ouvrîmes une autre bouteille. Quand le repas fût terminé, nous nous appuyâmes sur le dossier de notre chaise en tendant les jambes avec l'envie de déboutonner notre jean.

_ Et si nous faisions un poker ?, nous demanda Ariane.

_ C'est qu'il déjà presque minuit et demain je travail, répondis-je.

_ On fera vite ! En plus, si l'on fait un poker, je vous prépare illico des irish coffees !

_ Puisque tu nous prends par les sentiments... Sors donc le tapis et les jetons que je prépare la table.

DSCN1436

  La partie de poker s'éternisa et chacun du à son tour préparer des irish coffees pour la table afin que nous restâmes éveillés. A quatre heures du matin, nous nous résolûmes à rentrer nous coucher car certains dont je faisai parti, travaillaient le lendemain. Nous nous retrouvâmes dans la rue Miguel et moi résolus à regagner notre domicile à pied puisque plus un seul métro ne passait. Nous déambulâmes joyeusement avec l'excitation que peut provoquer le détonant mélange dui café associé à du J&B. Nous nous trouvâmes à hauteur de la gare de Lomme quand je m'aperçus que certaines voitures garées le long du trottoir n'étaient pas fermées à clé.

_ Regarde Miguel !, fis-je en ouvrant une portière au hasard, les gens n'ont vraiment pas peur de se faire piquer leur bagnole !

Pour toute réponse, Miguel me regarda en se grattant le somment du crâne et en faisant la moue, les yeux dans le vague. Puis, il me tourna le dos et se mit à trottiner, se grattant désormais les aisselles des deux côtés en poussant des cris de babouins. Je le suivis en trottinant moi aussi en jetant un oeil sur les loquets des portes des voitures.Dès que j'en voyai un relevé, j'ouvrai la portière et la reclaquai aussitôt.

_ En voici une deuxième, une autre, encore une !

Miguel continau son imitation primitive, cette fois-ci en tapant dans ses mains, pas comme on applaudi mais de haut en bas. Je lui répondis alors par une réplique culte que j'avais apprise en regardant la guerre du feu :

_ Ouh ! Ouh ! Ouh ! Ah ! Ah !

Miguel qui était rougeot comme un curé de campagne me compris et me répondit par d'autres onomatopées tout en sautillant. Nous poursuivîmes notre route toujours sans crainte d'être observé par quiconque, pas même par Dian FOSSEY. Tout à coup, le liquide contenu dans mon estomac, se fit sentir de tout son poids et c'est au moment même où je dégobillai qu'une voiture banalisée de la BAC fît halte à notre niveau.  La vitre côté passager se baissa l'homme des bois qui m'accompagnait salua les deux flics à la manière d'un première classe qui salue son capitaine. Entre deux jets de bile, j'entendis un des agent en civile  dire à Miguel qu'ils nous avaient vu ouvrir des voitures. Alors Miguel leur expliqua que nous avions bu plus que de raison, que nous n'avions rien fait de bien méchant et que d'ailleurs, s'ils  nous avaient suivi depuis le début, ils ont du remarquer que nous n'avions même pas regarder ce qu'il se trouvait à l'intérieure des automobiles. Les deux policiers qui devaient craindre que je salisse leur banquette en restèrent là.

_ Bonne soirée et soyez prudents, nous conseillèrent-ils.

En arrivant à la maison, notre hilarité était décuplée par l'épisode de la bac. Lulu et DJ Ceaner dormaient paisiblement sur la canapé. Nous nous ruâmes sur eux en poussant des cris provenant du fin fond de la jungle. Ils se réveillèrent en sursaut effarés devant le spectacle que l'on produisait. Il était visible qu'ils ne comprenaient pas vraiment ce qu'il se passait.

   Le lendemain, quand je me réveillai, il était déjà plus de midi. Je n'avais ni entendu mon réveil sonner, ni les tentatives de Lulu pour me secouer du lit, pas même les appels sur mon portable que m'avaient passé mes collègues qui s'inquiétaient de mon absence au bureau. Je finis par me présenter devant ma patronne aux alentours de 14 heures. Jouant la carte de la franchise, je balbutiai un sandwich de thon à la main que je n'avais pas entendu mon réveil et que je n'avais pas d'autre excuse. Elle me répondit d'une façon tout à fait maternelle :

_ Ben on s'inquiétait, on pensait que tu avais eu un accident. Bon, il vaut mieuxça. Va donc t'asseoir.

Mes collègues et moi-même fûmes surpris d'une réaction aussi clémente et je pris donc mon poste en me faisant le plus discret possible.

Après une courte journée de travail je rentrai à la maison. Miguel venait de se lever.

_ Alors King Kong, ça va ?

_ Pffff ! Je ne sais plus ce que j'ai fait hier mais j'ai horriblement mal au crâne.

_ Mmmm, tu as sûrement du tomber en glissant sur une peau de banane ! 

 

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Published by berenger
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