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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 18:35

 Mercredi 02 mars 2011.

 

  Enfin, je suis parvenu à me le procurer ! Mes mains en tremblent encore... le livre qui rend fou ! Celui qui a été retrouvé sur les tables de chevet de Mark David Chapman et John Warnock Hinckley Jr respectivement l'assassin de John Lenon et celui qui a tenté de mettre fin prématurément à la vie deRonald Reagan. Je vois encore la tête de la bibliothécaire lorsque je suis passé à son bureau avec le controversé bouquin.

   _ Oh mon dieu ! L'attrape-cœur ! Ne me dites-pas que vous allez le lire ?

   _ Avec tout le respect que je vous dois Mademoiselle, si j'emprunte un livre que vous proposez dans les rayons de votre médiathèque, il va de soit que je vais le lire. D'ailleurs, à ce sujet : Combien de temps ai-je devant moi avant de vous le ramener ?

   _ Vous aurez tout le temps qu'il vous faudra., me répondit-elle les yeux larmoyants. Gardez-le si vous le voulez. Comme vous voyez, je n'ai pas passé le code-barre au scan. Personne ne verra qu'il est sortit. J'en ai marre de voir des gens biens à tous les niveaux le prendre et me le ramener complètement dézingués !

   On aurait cru que la jeune femme aux lunettes rondes était au bord de la dépression. Quand je quittai les lieux, elle s'était écroulée de tout son long sur son bureau, les bras croisés, la tête dans les mains.

 

 

Jeudi 03 mars 2011

 

  Hier, avant de m'endormir, j'ai lu les deux premiers chapitres écrits par J.D Sallinger, juste le temps d'apprendre que le personnage principal s'est fait virer du lycée, ce qui n'est apparemment pas la première fois puis, je me suis endormi. Ce matin, je note aucun changement particulier concernant mon humeur. Je n'ai jamais était viré d'un établissement scolaire de toute ma vie et peut être faut-il pouvoir s'identifier au héros du livre pour que notre personnalité s'en retrouve modifiée. Il y a quand même eu un petit truc qui m'a irrité au réveil : Les miaulements incessants de mon chat, Charly qui réclamait sa pâtée. J'ai essayé de lui flanquer un mémorable coup de pied au cul mais il est trop rapide et aussitôt, il s'est réfugié sous un meuble. Ce n'est pas la première fois que j'ai envie d'étrangler ce vieux matou. Cela doit arriver à peu près chaque matin depuis maintenant trois ans que je l'ai adopté.

 

 

Vendredi 04 mars 2011

 

Dans le chapitre 4, 5 et 6, le narrateur qui parle à la première personne, dépeint ses camarades de chambrée. Je n'ai jamais été interne dans les établissements que je fréquentai. La plupart du temps, j'étais inscrit comme demi-pensionnaire et c'était bien assez comme ça. Bizarrement, à chaque fois que l'intendant du lycée tondait la pelouse le matin, on se retrouvait le midi à la cantine avec des plâtrées d'épinards dans nos assiettes. Les seuls nuits que j'ai du partager dans un dortoir, c'était lors de mes campagnes de vendanges. A la fin du sixième chapitre, Hodlen s'embrouille avec l'un de ses colocataires pour une histoire de fille et finit avec le nez qui pisse le sang. Moi aussi, j'ai eu envie de m'embrouiller aujourd'hui. C'était pas grand chose, juste un mec qui s'amusait à lire par dessus mon épaule dans le métro. Moi, ça me les fout en pelote ça les mecs qui lisent par dessus votre épaule. Alors, j'ai refermé le bouquin en le claquant entre mes deux mains et je me suis retourné en le regardant d'un air mauvais. Le quinquagénaire a cherché un moment en balayant du regard une place où il pouvait s'assoir puis, il s'est éloigné de moi.

 

 

Mardi 08 mars 2011

 

   Le weekend, je suis redescendu à la campagne, dans ma Thiérache natale, rendre visite à mes parents. Pendant ce temps là, Caufield passe quelques jours à New-York en attendant les vacances et que la lettre de renvoie de son lycée arrive dans la boîte à lettre de ses vieux. Sûr que si je n'avais pas passé le weekend à manger, boire, remanger, reboire, j'aurais fini le Pocket qui n'est pas plus épais qu'un sandwich SNCF.

   Dans les dernières pages parcourues, nous apprenons un peu des rapports qu'entretient Holden avec les femmes. Il y a d'abord sa petite sœur, une môme qu'il adore, ensuite Jane la petite voisine de là où ses parents habitent et qui est la cause de la bagarre mentionnée précédemment puis, les autres, toutes les autres qui obsèdent ses pensées. Après tout, quoi de plus normal quand on a dix-sept ans et que l'on est toujours puceau de penser encore et encore aux filles ?

 

 

Jeudi 10 mars 2011

 

   Hier, entre une journée de travail bien chargée et une séance de futsal programmée dans la soirée, je n'ai pas eu beaucoup le temps de lire. A propos de ballon rond, faisons un rétropédalage en tournant les pages du brûlot dans le sens inverse jusqu'à revenir au commencement. Il est alors question d'un match de foot ( il n'est pas précisé s'il s'agît de football américain ou de soccer ) entre le collège de Pencey et son adversaire du jour qu'il reçoit. Tout le collège est parti assister à la rencontre  qui semble être capitale par rapport au culte que louent les américains aux valeurs qu'insuffle le sport. Tous sont partis supporter et défendre les couleurs de leur équipe fanion, tous sauf un. Pendant ce temps là, Holden poirote dans sa chambre seul, visiblement tracassé sur son avenir une fois les vacances arrivées maintenant qu'il sait qu'il ne reviendra plus à la prochaine rentrée.  Le matin même, il c'était rendu à New-York pour une partie de hockey qui n'a jamais eu lieu car ce dernier avait laissé, au grand désespoir de ses coéquipiers, l'équipement dans une rame de métro quand il fallait en descendre pour changer de ligne. Moi même, je n'étais pas mal étourdi dans ma jeunesse. Il m'est arrivé une fois d'attendre dans un train, alors que celui-ci était arrêté en gare de Laon, qu'il redémarre . Le train a bien redémarré mais le hic, c'est qu'il est reparti dans le sens de là où je venais et pas dans la direction où je souhaiter me rendre. Il aurait fallu ce jour là que je descende du wagon pour prendre une correspondance, que je monte dans autre train. Ce type de bévues qui m'étaient coutumières me valurent même que l'on me surnomme pendant de longues années Lagaffe, en référence au personnage de Franquin.

 

 

Vendredi 11 mars 2011

 

 

( à suivre )

 

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Published by berenger
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