Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 11:05

   Puisque nous voulions voir Honfleur, nous avons pris la route pour voir Honfleur. Nous flânons devant son port pittoresque, ses galeries de peintres, nous achetons une bonne bouteille de calavados dans une des cave bondée de touristes anglais, japonais ou russes, qui tendent en l'air, des parapluies communautaires fermés pour se repérer.

    Comme le soleil montre enfin le bout de son nez en ce jour de la fête du travail, nous ne pouvons faire autrement à l'heure du midi, que de chercher un restaurant avec une terrasse qui fait face au vieux bassin où séjournent paisiblement quelques somptueux voiliers. La cabane du pêcheur, un restaurant construit en dur, et le seul à avoir une table de cinq libre. Jours fériés comme en semaine, été comme hiver, Honfleur ne dort jamais. Le menu à dix-sept euros quatre vingt dix fait l'unanimité dans le petit groupe que nous formons. Nous choisissons tous, à une exception près, la formule " entrée + plat ". Le serveur prend les commandes : trois assiettes de bulots et  une salade pour débuter, le tout accompagné d'un petit muscadet frais. Les assiettes de gastéropodes sont bien garnies, fraîches et délicieuses. Avec mon outil, un pic munit de deux dents je sors un à un les mollusques de leur coquille en spirale quand tout d'un coup, surprise ! A la place d'un gros buccin, c'est un petit crustacé de couleur rouge qui se présente dans mon assiette. Quel est donc cet intrus ? Même s'il ne se présente pas, je devine son prénom. Il s'agit de Bernard, celui qui non content de squatter la coquille des autres, loge désormais dans mon assiette. Lorsque le serveur passe récupérer nos assiettes afin de passer au plat suivant, je lui indique que nous avons un invité inattendu.

   " _ Un Bernard l'hermite !, fait-il. Alors selon la tradition, la table est offerte, j'm'en vais demander au patron."

     Nous ne reverons plus le garçon. C'est ça collègue qui nous apportera les cassolètes de moules trop cuites et l'addition, nous la paierons. Mais l'essentiel n'est pas là, nous avons vécu un bon moment et n'avons pas vu le temps passer, à un point tél que je me suis pas apperçu que j'étais en train d'attraper un coup de soleil sur mes bras qui étaient encore blancs comme des cachets d'aspirines. Ce fût le prix à payer pour les premiers rayons de l'année qui eux, ne chômaient pas.    

Partager cet article

Repost 0
Published by berenger - dans Restaurants & bars
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Les carnets de Bér.
  • Les carnets de Bér.
  • : Cela pourra peute être vous paraitre un peu brouillon mais vous trouverez un peu de tout sur mon blog : des impressions de voyages, chroniques de concert, missives contre des organismes incompétants, à vous de voir ce qui vous interpelle le plus
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Liens