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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:36

  LA MAISON TOMBEE DU CIEL.

 

               Une maison tombée du ciel, cela fait penser au célèbre roman pour enfant : " Le Magicien d'Oz " de  L. Frank Baum . L'histoire de ce bouquin pour jeune publique raconte les aventures de Dorothée, une petite fille du Kansas,  dont la maison est emportée par une tornade dans le monde féerique d'Oz, tuant dans sa chute, la sorcière de l'Est.

                Une demeure avec le toit planté dans la terre me fait poser cette question : " A l'intérieur, les mouches marchent-elles à l'endroit en piétinant le plafond ? Ou progressent-elles la tête en bas, en posant ses pattes sur le sol carrelé ? "

                D'autres interrogations que suscite cette baraque à l'envers me viennent aussi à l'esprit : " Lorsque l'on a envie d'aller aux toilettes, comment fait-on pour soulager un besoin naturel sans se pisser dessus ? A la chandeleur,  où finissent les crêpes propulsées de la poêle avec trop de force ? Lors d'un bon décrassage, ne risque t'on pas de se noyer dans sa cabine de douche ? Le Père Noël, devra t-il creuser un sous-terrain pour entrer par la cheminée ? Ses rennes, seront-ils remplacés par des taupes ? Est-il vraiment nécessaire de faire le poirier pour pouvoir regarder la télévision ? Lorsque qu'un occupant tombe dans l'escalier, est-ce qu'il les monte ou les dévale ? Dans le grenier, les chauves-souris continuent-elles de dormir la tête en bas ? " Une histoire renversante à dormir debout me répondraient-elles si elles avaient la parole !

                La vocation première d'une œuvre d'art et de faire en sorte, que le public s'interroge, se questionne. Avec La Maison Tombée du Ciel, l'artiste Jean-François FOURTOU a parfaitement rempli sa mission.

 

La maison tombée du ciel.
LE DINER DE GULLIVER.

 

                            Une table de salon de jardin sous laquelle on peut s’abriter debout, des chaises en plastique qu’il faut escalader pour tenir à trois dessus, cette œuvre aux proportions démesurées me fis plonger tout droit dans les pages psychédéliques du comte de Lewis Carroll « Alice Au Pays des Merveilles », lorsque la petite fille poursuit le lapin blanc, tél Néo dans « Matrix », et chute au fond de son terrier avant d’arriver dans une pièce où tout est redimensionné à très grande échelle.

                         En réalité, l’artiste ne fait ici pas référence à Alice mais à un autre personnage de roman ou le nanisme est affiché en gros caractères : « Le Voyage de Gulliver » de Jonathan Swift. Face au mobilier d’extérieur disproportionné, le spectateur n’entre pas dans la cour d’un géant, pourtant nombreux à défiler dans les carnavals du Nord de la France, mais rapetisse tél un lilliputien en visite dans la capitale des Flandres.

On regrette lors de notre passage, ne pas avoir vu la table dressée de verre d’eau dans lequel l’on pourrait se noyer, de couteaux ayant la taille d’une scie, de fourchettes grandes comme des fourches à quatre dents, et d’assiettes pouvant contenir une côte à l’os de dinosaure.

                        Tandis que Lilian Bourgeat s’amuse à agrandir quelques objet du quotidien, chez Flunch, on réduit la taille des assiettes obligeant les appétits gargantuesques à reprendre plusieurs fois leurs élans affamés jusqu’au buffet. Sous la fenêtre de mon bureau, une personne de petite taille ou verticalement différente ( pour ne pas dire une naine, une razmoquette, razbitume ), déverrouille un antivol à l’aide d’un passe-partout et fauche le tricycle rose fluo d’une gamine sur lequel est attaché au guidon un petit panier qui a la contenance d’une boîte d’allumette.   

Le dîner de Gulliver. 

  LA CHAMBRE MONSTROUILLE.


                        Dans « La Chambre Monstrouille » il fait peut-être noir, mais il n'y a rien d' anormal à voir l’obscurité qui domine dans un lieu où l’on est sensé dormir. En dehors de cela, kénonauphobiques à part, il n’y a aucune raison de craindre les sympathiques créatures sorties de l’imaginaire de Rémy PAGART. Je me suis rendu moi-même à l’exposition accompagné de ma petite amie qui pourtant ne peut toujours pas s’endormir sans son doudou,  et à moins qu’elle ait contenu ses émotions en serrant les poings et les dents, n’a marqué aucun signe de terreur devant les bêbêtes immobiles, tapies au deuxième étage du Colysée de LAMBERSART. J’en ai déjà vu des monstres. Pas véritablement, des vampires cachés entre les page d’un roman de Bram STOKER, les zombies cathodiques de Georges Andrew ROMERO mais jamais de pareils. Quoique velues, colorées et drôles, certaines ressemblent un peu  à Jacques SULLI de MONSTRES ET CIE ,voir à quelques marionnettes du Muppets show. Vous l’avez compris, l’exposition Les Monstrouilles est ouverte à tout public, sans restriction d’âge ni carré blanc.

Un air de maître Yoda. 


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Published by berenger
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clovis simard 21/05/2013 14:34


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