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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 17:26

             C'est un endroit où j'aime me rendre le midi, pendant ma pause déjeuner.
             Les patrons me tutoient bien qu'ils ne savent pas mon nom.
                    A la cuisine, c'est Frédérique qui s'y colle pendant que dodo s'occupe des jeux et du tabac. Omelettes, tartines gratinées, salades, sandwichs composés, et les jeudis, l'inévitable filet américain maison sont au menu.
                    La carte des boissons elle, varie au fil des saisons. Beaujolais primeur au verre et bière de Noël en fin d'année, succèdent à la bière de mars.
             Pour ce tenir au courant de l'actualité, le Figaro, l'Equipe et la Voix du Nord sont mis à disposition des habitués, soigneusement pliés sur le comptoir.
Les amoureux de lecture peuvent également si et là, lire des messages écrits au tableau ou placardés sur les murs. Des messages parfois humoristiques : " Pour éviter la gueule de bois, restez bourré. " D'autres affichent haut et en couleur les convictions des cafetiers, pestiférant contre les lois interdisant de fumer dans les lieux publics et celles qui régissent les augmentations successives du prix du paquet de cigarettes. Enfin, certains petits mots ont quant à eux une teneur parfois plus philosophique : " Un monde sans bistrot est un monde sans rencontre. "

           La clientèle est hétéroclite. Accoudés au zinc, se retrouvent cols blancs et cols bleus.
Le maçon portugais discute football et politique avec le banquier du coin. Des personnes de toutes les classes sociales, de toutes les origines ethniques, de gauche et de droite se rassemblent, le matin autour d'un petit noir, d'un jaune ou d'un ballon de rouge le midi.
            Et puis il y a les gratteurs, ceux qui paient pour avoir des morpions. Ils grattent, ils grattent frénétiquement par ce que ça les démange "Endettement, dépendance, isolement, jouer comporte des risques" cherchant partout du coin de l'œil où se trouve Dédé. Dédé le cochon, pas notre Dédé national, celui qui imite si bien l'aboiement des gros chiens, qu'il s'en amuse à effrayer les jeunes filles de passage qui viennent acheter un timbre fiscal parce que de l'autre côté du trottoir, face à la terrasse qui n'est pas chauffée, les pervenches sont de sortie et elles l'ont aujourd'hui particulièrement mauvaise.


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Published by berenger
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  • : Cela pourra peute être vous paraitre un peu brouillon mais vous trouverez un peu de tout sur mon blog : des impressions de voyages, chroniques de concert, missives contre des organismes incompétants, à vous de voir ce qui vous interpelle le plus
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