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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 22:24

  Je n'étais encore qu'un préadolescent quand mon père m'emmena faire du V.T.T avec lui dans le bois des usages de Neuve- Maison. Je n'avais pas encore fini ma croissance et j'étais plutôt bouboule ce qui le motiva peut-être à me faire monter à vélo. Bien que comme lui, j'étais entrainé à la pratique du judo, j'éprouvai les pires difficultés à franchir une côte qui se dressait devant moi. Arrivé au beau milieu de l'ascension, je ne parvenais pas à trouver mon souffle. Je suffoquai la bouche grande ouverte, cherchant de l'air comme une carpe que l'on aurait sortie de l'eau. Mon père dut rouler à mes côtés tout en posant une main sur ma selle pour me tirer jusqu'au sommet.

  Quand je racontai l'épisode à ma mère, celle-ci me dit que j'étais né avec un souffle au cœur. A l'annonce de ce diagnostic, j'étais à la fois soulagé de trouver une explication à mon incapacité physique pour le cyclisme et fier d'avoir une maladie dont je pourrai exposer les symptômes à mes petits camarades de jeux qui étaient eux en pleine forme.

   Je ne su jamais si j'étais réellement atteint d'un handicap quelconque puisque mon père réfuta la théorie d'une malformation cardiaque, d'autant plus que 90% des  nouveaux nés viennent au monde avec un souffle au cœur qui disparaîtra au cours de leur croissance. Je ne reçu aucune contre-indication à la pratique d'une activité sportive et quelques années après l'épisode de la sortie V.T.T, j'avais déserté le dojo hirsonnais pour faire comme la plupart de mes camarades : jouer au football.

   Au premier entraînement, notre coach nous demanda pour nous échauffer de faire trois tours de terrain en courant. Nous nous exécutâmes et j'en étais au deuxième tour quand à nouveau, j'eu le sifflet coupé. Je fût contraint de m'arrêter, haletant, les poings posés sur les hanches, le visage rougi et les larmes qui montaient aux yeux. Je n'abandonnai pas le foot pour autant et l'année de ma rentrée en sixième au collège Georges Cobast, je m'affinai en même temps que je grandi. Je pris onze centimètres en un an et j'eu de moins en moins de mal à aligner les tours de terrain. Au bout de quelques temps, je fut suffisamment entraîner pour aller courir avec mon père autour du parcours vitalité de Blangy durant douze kilomètres sans m'arrêter, ce qui prouvait qu'au moment des incidents précédents, je manquai cruellement d'exercice.

   C'est à l'adolescence que l'on prend souvent de mauvaises habitudes et je devais avoir treize ans quand je fumai ma première cigarette. Bien entendu je crapotai mais devant la glace de la salle de bain, je me donnai de l'assurance avec une clope éteinte au bec, mimant les répliques d'une série où le héro s'allumait un cigare après qu'une mission se soit déroulée sans accroc. Je ne sais pas combien la série fit d'accrocs à la nicotine mais toujours est-il que je n'ai jamais cessé de fumer depuis.

   Je me souviens le jour où j'étais allé voir le film Demolition man au cinéma. La séance une fois terminée, comme le héro interprété par Sly qui fût longtemps cryogénisé et qui vient d'être décongelé à la façon d'une pizza surgelée que l'on s'apprête à enfourner, j'éprouvai le besoin de me griller une Marlboro. J'entrai alors dans un tabac pour m'en acheter un paquet et j'en fumai une sur le chemin avant de rentrer chez moi. Quand j'arrivai à la maison, je fis la bise à ma mère qui venait juste de rentrer de son travail. A l'odeur du tabac froid qui s'échappait de ma bouche, elle me dit :

_ Dis-moi mon grand, tu n'aurais pas une clope ?

_ Tu fumes toi, maman ?, fis-je d'un air étonné en sortant mon paquet.

_ Hey ! C'est moi qui devrait m'étrangler en te posant la question ! Mais bon, il est inutile de te cacher maintenant, je préfère que tu fumes devant moi plutôt qu'en cachette où tu pourrais mettre le feu à un hangar bourré de paille.

   Les flammes, ce sont parfois dans mes bronches qu'elles se consument comme ce weekend où deux soirs consécutivement je ne parvenais plus à respirer pour la première fois depuis que j'avais atteint l'âge adulte, car en plus d'avoir la crève, j'avais combiné l'absorption d'alcool à quelques bouffées de fumée. Je me dit alors que ça doit être vraiment horrible de mourir étouffé comme quelqu'un que l'on enterrait vivant et j'aimerai si ce n'est arrêter, au moins réduire ma consommation jusqu'à ce que je me prouve que je peut m'en passer. ça ne devrait pas être trop compliqué car comme disait Pierre DESPROGES " arrêter de fumer c'est facile, je l'ai fait des dizaines de fois ! "....

 

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Published by berenger
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