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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 17:13

                Après m'être échappé de la prison de Wicklow où l'on voulait m'enfermer pour espionnage, ma cavale fût de courte durée. On me rattrapa alors que j'étais à la terrasse d'un pub, en train de boire une peinte de Guinness en lisant " The Sun". Par ce que j'avais mis à mal la réputation de ce lieu, où personne ne  s'était jusqu'à présent échappé, on me mis dans un avion sous escorte et l'on m'envoya à Prague au musée de la torture.              

                A quelques pas de la tour gothique, mes bourreaux me poussèrent dans l'entrée d'un bâtiment, hanté par les cris des suppliciés. Je voulu sortir mon appareil photo mais les mains attachées dans le dos, j'en étais tout simplement incapable. Après que l'on retira quelques couronnes tchèques de mes poches, on me fît monter un escalier étroit, éclairé d'une lumière rouge. On se serait cru dans le film Hostel Je franchis une porte sur le palier du premier étage et devant moi, se trouvait un homme visiblement mal en point. Sa tête dépassait d'un grand tonneau de bois que l'on ouvrit sous mes yeux. Sur les parois intérieures du cylindre étaient fixés de grands pics en fer qui avaient pénétré la chair de l'homme lorsque l'étau s'était resserré. Aucune de ces pointes acérées n'avaient touché un de ses organes vitaux. Leur disposition fût étudiée de façon à ce que le martyr souffre pendant un laps de temps assez long avant de succomber à ses blessures. J'étai effrayer à l'idée que je pouvais prendre la place du malheureux qui agonisait sur le sol mais on décida que je subirai un autre châtiment.

DSCN1644

                Je fus emmené dans une cellule où l'on m'attacha les pieds et les mains parallèlement sur une même poutre. On me laissa ensuite des heures assis, le dos plié, la face contre terre. La douleur était pour moi supportable. Dans mon esprit, je remerciai mon père de m'avoir inscrit au dojo hirsonnais dès mon plus jeune âge. Des années de pratiques du judo me permirent d'acquérir assez de souplesse pour affronter cette épreuve sereinement. En voyant que je m'amusai de cette situation, mes tortionnaires décidèrent de me détacher et ils m'emmenèrent dans une autre pièce.  

                L'un d'eux sortit une allumette de sa poche, l'alluma et dressa la flamme juste devant moi d'un air menaçant. A aucun moment je n'ai pensé à la crémation : " Sorry, i have no cigarette", lui dis-je. Ma réponse eu pour effet de démotiver le sadique qui éteignit la tige de bois enduite de souffre, en haussant les épaules.

                Pour ne plus me voir sourire, ils m'installèrent un carcan. La tête maintenue haute par un épais collier en métal, je fus exposé sur la place publique. La bouche grande ouverte, je ne pouvais crier, appeler au secours, ni même avaler ma salive qui prenait le goût de la rouille. Derrière-moi, on installa un panneau qui indiquait le crime que l'on me reprochait. Plutôt que de me luncher, les pragois se montrèrent très sympathiques avec moi. Ceux-ci reconnurent que j'étais français grâce au maillot de l'équipe de France que je portai, flanqué au dos du numéro 10 et du nom de Zidane, un ancien coéquipier à la Juventus de Turin de la star du football tchèque qu'est Pavel Nedved. Tous étaient en admiration devant moi qui venait du pays qui avait refusé de suivre les Etats-Unis en guerre contre l'Irak et dont la population avait dit " NON" au référendum sur la constitution européenne. Voyant que je m'attirai la sympathie de la population, mes exécuteurs décidèrent de passer à la vitesse supérieure.

                Si Saint-Jean Népomucène n'avait pas était canonisé après qu'on l'eut jeté par dessus le Pont Charles, nul doute qu'ils en auraient fait autant avec moi. La crainte que l'on érige une statue à mon effigie les en dissuada.

                On me ramena donc au deuxième étage du musée médiévale de la torture. On voulut un moment me faire assoir sur une chaise à pointe mais la découverte dans mon sac d'un album d'Astérix chez Rahàzade changea la donne. Après qu'ils eurent discuté vivement sur le contenu de ma bande dessinée, ils déduisirent à tort qu'avec ce manuel de fakir j'avais pris pour habitude de m'asseoir sur une planche à clou et que leur instrument était pour moi aussi confortable qu'un sofa.  

               Alors ils se chamaillèrent. Chacun avait apparemment un avis différent sur la méthode à employer. Les débats durèrent une bonne heure, jusqu'à ce que l'un des artisans de la douleur, passablement irrité, déposa les armes et rendit son tablier  maculé de sang. Les deux autres restèrent figés un moment en se regardant en silence puis, le plus grand eut visiblement une idée. Je fus donc attaché sur une planche inclinée de façon à ce que mes pieds soient plus hauts que ma tête, recouverte d'un tissu. Je compris à ce moment précis que l'on s'apprêtait à simuler une noyade. On versa le contenu d'un sceau sur ma face et à mon grand étonnement, je reconnu le goût de la Budweiser. J'attendis qu'on me reversa un seconde tournée de bière Tchèque et quand cela se produisit, je frissonnai car la température était idéale. Quand les deux hommes au visage couvert ôtèrent le tissu du dessus de ma tête, les yeux rougis et la langue pendant, je leur demandai : " again ! ".

                Les deux professionnels de la barbarie regardèrent leur montre et visiblement pas motivés pour faire des heures supplémentaires puisqu'ils étaient depuis cinq minutes en weekend, ils me détachèrent et m'emmenèrent avec eux dans un  " goulash and jazz ", boire de la bière et de la Betcherovka.

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Published by berenger - dans voyage
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commentaires

Stef 28/10/2010 12:46


bin,tu me donnes tellement de surnoms aussi !!!lol


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